Mairie de Comps
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DES COMPSOIS CONTRE LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES

Une délégation compsoise a participé au rassemblement devant l’Inspection académique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre aux parents des écoles publiques du Gard

 

 

 

Mesdames, messieurs,

 

 

 

L’intersyndicale gardoise CGT, FO, SUD et SNUipp-FSU a décidé de s’adresser à vous parce qu’elle a engagé une démarche auprès de tous les acteurs de l’école pour développer la mobilisation afin d’obtenir la suspension immédiate, l’abrogation du décret « rythmes scolaires » pour une autre réforme de l’école.

 

Nous ne pouvons cautionner une telle réforme, « bricolée » dans la précipitation, qui désorganise l’école, qui désengage l’État de sa mission de service public et qui augmente les inégalités entre les territoires. Le financement de cette réforme est également une réelle question. Ce n’est pas aux familles de payer, que ce soit par leur contribution directe ou par l’augmentation des impôts locaux. En confier le financement aux communes n’est pas plus acceptable, selon leur richesse, leur volonté politique, leur situation géographique…

 

Un premier bilan de la mise en place de cette réforme des rythmes scolaires dans les écoles des communes passées à 4 jours et demi est très alarmant :

 

– fatigue accrue des élèves : certains s’endorment en classe les après-midis, des élèves de maternelle sont réveillés bien trop tôt de la sieste pour assister aux activités péri-éducatives,

 

– problèmes de locaux scolaires : des enseignants se retrouvent à corriger leurs copies dans les couloirs,

 

– problèmes d’installations sportives : certains élèves ne peuvent plus se rendre au stade, compte tenu du raccourcissement de la journée scolaire,

 

– activités proposées dans les Temps d’Accueil Périscolaire parfois inadaptées à l’âge des enfants,

 

– surcharge de travail avec la gestion du périscolaire qui incombe trop souvent aux directeurs, notamment concernant la « gestion des flux d’élèves ». Pour les ATSEM qui ont des journées interminables…

 

– aucun temps d’échange d’informations sur les enfants n’est prévu entre les enseignants et les intervenants, ce qui peut nuire à la sécurité des élèves. Les listes des élèves inscrits aux activités péri-éducatives ne sont pas toujours à jour.

 

Aujourd’hui, cette réforme c’est :

 

+ d’insécurité

 

QUEL référent POUR les enfants ?

 

QUI EST RESPONSABLE DURANT LE TEMPS d’activités après la classe ?

 

Quel niveau de qualification et quelles aptitudes des intervenants ?

 

Circulation importante et incontrôlable d’adultes dans les locaux scolaires.

 

Parents stressés.

 

+d’inconfort

 

De moins bonnes conditions de travail pour les enseignants, les ATSEM comme pour les élèves et leurs parents.

 

– avec des trajets en plus ;

 

– des Enseignants « délogés » de leur classe pouvant servir de garderie ou mise à disposition d’animateurs divers et variés ;

 

Une vie de famille perturbée par les gardes, les changements d’emploi du temps, la suppression d’activités culturelles et sportives en cours depuis plusieurs années.

 

La fin de l’école de la république

 

Activités variables suivant la richesse de la commune, inégalité des territoires.

 

Fin de la neutralité pédagogique, mise sous tutelle des projets éducatifs territoriaux et des maires.

 

Où est l’intérêt de l’enfant ?

 

Nos élèves, vos enfants méritent mieux !

 

Nous considérons que cette réforme n’est pas le seul changement nécessaire pour l’école, d’autres mesures doivent être mises en œuvre : baisse des effectifs, remise en place des RASED sur tout le territoire, formation initiale et continue des enseignants, refonte des programmes….

 

ENSEMBLE, dans nos écoles, dans nos communes, organisons la mobilisation massive qui nous permettra de gagner.

 

D’ores et déjà, nous vous donnons rendez-vous pour une première mobilisation,

 

 

 

Mercredi 26 février, à 14h30,

 

devant l’Inspection Académique,

 

58 rue Rouget-de-Lisle, à Nîmes

 

(RDV à 13h30 pour covoiturage et départ collectif du parking de l’école de Comps)

 

 

 

Veuillez croire, Madame, Monsieur, à notre profond attachement à l’école de la République.

 

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